Les maladies chroniques et l'alimentation

Aujourd’hui près de 15 millions de personnes vivent avec une maladie chronique en France, soit près de 20% de la population. Leur santé et leur bien-être sont une considération nationale avec l'élaboration du  Plan National pour l’Amélioration de la Qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques 2007-2011. L’alimentation reste un déterminant de santé majeur et possède les mêmes effets bénéfiques sur la santé pour ces publics souffrant de maladies chroniques.
Cependant, l’alimentation peut aussi revêtir d’autres rôles pour ces personnes:

  • Prévention primaire : facteur de protection pour certaines maladies ou populations plus à risques (facteurs génétiques).
  • Prévention secondaire : l’alimentation s’envisage comme une thérapeutique non-médicamenteuse qui se doit d’être fixée communément entre le malade et les personnels médicaux adaptés (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, etc.).
  • Prévention tertiaire : une alimentation pensée pour réduire les risques de rechutes, etc.
  • Bien-être psychique et social : l’alimentation en tant que pratique hédoniste peut avoir une place particulière pour des personnes dont la maladie vient perturber ou fragiliser des habitudes de vie. Pouvoir cuisiner, manger pour soi, peut également avoir des effets sur la confiance en soi,  l'estime de soi, la reconquête de  l'autonomie, etc.

En tant qu’acteur de santé il est important de considérer l’individu dans sa globalité et non réduit à sa pathologie pour construire avec lui un accompagnement dans la prise en charge et la dépendance à un régime thérapeutique :

  • Etablir communément un régime alimentaire adapté et réalisable (achat, préparation, consommation, envies).
  • Suivre un régime alimentaire : être attentif à de possibles incidences des traitements sur l’appétit, la perte ou le prise de poids, etc. (ex : chimiothérapie).
  • Accompagner dans l’arrêt du régime pour retrouver des habitudes alimentaires équilibrées.

Face aux traitements médicamenteux et à leurs effets, ou la perte d’appétit, face à la consommation d’aliments de façon excessive pour faire face à des sentiments de tristesse, d’angoisse,etc., la réponse ne peut se trouver dans la prise de compléments alimentaires ou aliments enrichis. Toute consommation de ces produits doit être encadrée par des professionnels de santé, particulièrement quand la personne vit avec un traitement médicamenteux.





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