Activité physique et veillissement

Le vieillissement

Le vieillissement correspond à un ensemble de processus physiologiques et psychologiques qui vont modifier la structure et les fonctionnements de l’organisme des individus. Ce processus est lent et progressif et s’il débute dès la naissance c’est bien à un âge avancé qu’il est possible d’en mesurer les stigmates. Il est le résultat de l’interaction de facteurs génétiques (facteurs intrinsèques) et de facteurs environnementaux (facteurs extrinsèques) auxquels est soumis l’individu tout au long de sa vie. L'état de santé d'une personne âgée résulte habituellement des effets du vieillissement et des effets additifs de maladies passées (séquelles), actuelles, chroniques ou aiguës.

Le nombre des personnes âgées est en constante augmentation en France. En Rhône-Alpes, environ 15% de la population a plus de 65 ans (INSEE, 2008). Selon les dernières projections démographiques de l’Institut national de la statistique et des études économiques la population de la France métropolitaine pourrait être composée d’un tiers de personnes âgées de plus de 60 ans en 2060.

Cette perspective d’allongement de l’espérance de vie souligne tout l’enjeu du maintien d’une espérance de vie en bonne santé. C’est dans cette optique que l’activité physique prend toute sa place comme un des éléments qui contribue de manière significative à une préservation et/ ou amélioration de la santé tant sur le plan physique, que psychologique et social en référence à la définition de la santé de l’OMS.

APS et vieillissement
 

La pratique d’une APS régulière et modérée agit positivement sur  certains effets du vieillissement :

  • sur des aspects physiologiques : maintien de la masse musculaire, souplesse des articulations, meilleure densité minérale osseuse, meilleure capacité respiratoire…. ;
  • sur les fonctions cognitives et sensorielles : amélioration des fonctions mnésiques et des capacités de concentration, meilleure organisation spatio-temporelle ;
  • sur les aspects psychosociaux : meilleure perception de son schéma et image corporelle, meilleure estime de soi et de sa capacité d’action, développement de la coopération et du lien social, …

L’activité physique joue donc un rôle très important pour maintenir l’état fonctionnel global et pour stabiliser ou améliorer des fonctions cognitives qui peuvent être altérées avec l’avancée en âge.
La pratique et/ou la reprise d’APS peut être recommandée à tout âge à condition qu’elle soit régulière, et adaptée à l’état de santé global de la personne âgée.

Ainsi, les recommandations de l’OMS concernant la pratique d’activités physiques et sportives à des fins de santé sont pour les personnes âgées de :

  • pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue ;
  • pratiquer l’activité d’endurance par périodes d’au moins 10 minutes ;
  • augmenter la durée de l'activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue ;
  • pratiquer une activité physique visant à améliorer l’équilibre et à prévenir les chutes au moins trois jours par semaine pour les personnes âgées dont la mobilité est réduite ;
  • pratiquer des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires au moins deux jours par semaine.

La prévention des chutes chez la personne âgée

La prévention des chutes chez les personnes âgées s'inscrit comme une nouvelle problématique de santé publique. En effet avec l'avancée en âge, le risque de chute grandit et se rapproche des questions de la qualité de vie dans les années de vie gagnées.

La chute est  "un évènement mutifactoriel qui nécessite une approche gloable". L'INPES a indenitifé les différents facteurs de risques :l'état de santé de la personne, ses comportements (prise de médicaments, etc.), son environnement.

Les personnes âgées représentent un public fragilisé et particulièrement à risque. Une expertise collective publiée par l'INSERM (2015) présentent les conséquences multiples des chutes pour ce public : traumatismes, risque de décès (accident de la vie courante), perte de confiance en soi/repli sur soi, baisse de la qualité de vie (peur de chuter), perte d'autonomie (risque de basculer vers les institutions).

Au-delà de ses bienfaits exposés plus haut, cette expertise présente également la place des AP dans la prévention des chutes pour ce public :

  • améliore l'équilibre
  • améliore l'équilibre dynamique
  • améliore la marche
  • effets posititfs sur la confiance en soi
  • améliore le sentiment d'autonomie
  • améliore le sentiment de contrôle de son corps






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