Vieillissement et alimentation

Le vieillissement correspond à un ensemble de processus physiologiques et psychologiques qui vont modifier la structure et les fonctionnements de l’organisme des individus. Ce processus est lent et progressif, et s’il débute dès la naissance c’est bien à un âge avancé qu’il est possible d’en mesurer les stigmates. Il est le résultat de l’interaction de facteurs génétiques (facteurs intrinsèques) et de facteurs environnementaux (facteurs extrinsèques) auxquels est soumis l’individu tout au long de sa vie. L'état de santé d'une personne âgée résulte habituellement des effets du vieillissement et des effets additifs de maladies passées (séquelles), actuelles, chroniques ou aiguës.

Selon les dernières projections démographiques de l’Institut national de la statistique et des études économiques, la population de la France métropolitaine pourrait être composée d’un tiers de personnes âgées de plus de 60 ans en 2060.
Avec l’allongement de la vie se pose la question de la qualité de vie durant ces années supplémentaires. La notion de "Bien vieillir" est apparue, qualifiant un vieillissement "habituel" avec des troubles fonctionnels liés à l’âge sans pour autant être pathologiques. Ce "bien vieillir" recouvre également les sphères psychique et sociale : des comportements alimentaires équilibrés et variés trouvent toute leur pertinence dans le processus d’un vieillissement non pathologique.

Contrairement à une idée reçue, les besoins nutritionnels ne diminuent pas avec l’âge mais ils se modifient, faisant de la population vieillissante une population vulnérable. Le PNNS a mis en place des repères nutritionnels après 55 ans pour aider ces publics à se maintenir en forme et continuer à manger avec plaisir. Cependant, des études montrent que les plus de 70 ans auraient des apports insuffisants en féculents et apport protéiniques au regard de ces recommandations.
Les bénéfices d’une alimentation équilibrée :

  • Facteur de protection de pathologies et maladies chroniques.
  • Facteur de protection de pathologies liées au vieillissement (ostéoporose, sarcopénie (*diminution de la masse musculaire avec l’âge), etc.).
  • Facteur de protection de capacités cognitives et intellectuelles.
  • Protège des risques de dénutrition.

Promouvoir l’alimentation à travers l’acte de cuisiner et l’acte de manger c’est aussi préserver des capacités motrices, cognitives et sensitives. C’est agir sur la santé psychique et sociale avec la préservation de liens sociaux, des expériences de partage, de plaisir, le sentiment de responsabilisation de soi et des autres.

Le risque de dénutrition

Avec le vieillissement se retrouve la problématique de la dénutrition. La dénutrition protéino-énergétique concernerait 2 à 4% des 60 à 80 ans vivant à domicile, et jusqu’à 30% pour les personnes vivant en institution. 12 signes d’alerte de la dénutrition ont été établis, la présence d’un seul de ces signes suffit à supposer un risque de dénutrition. La HAS, en partenariat avec le PNNS, a émis des recommandations et développé une " Stratégie de prise en charge de la dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée ".

L’usage de compléments alimentaires ou aliments enrichis

Bien que les besoins nutritionnels se modifient, l’usage de compléments alimentaires ou aliments enrichis n’est pas nécessaire pour les populations avancées en âge. En suivant les recommandations nutritionnelles, l’usage de ces produits est inutile, de plus, s’ils sont consommés hors d’un non encadrement médical, ces produits peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé.






Ce site a été développé par l'IREPS Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du programme Réactivité qui bénéficie d'un soutien financier de la DRDJSCS et de l'ARS