Alimentation et situations de handicap

Tout handicap confondu, l’alimentation possède les mêmes effets bénéfiques pour la santé (physique, psychique et sociale) pour ces ppublics. Elle reste une appropriation à la fois affective, personnelle et culturelle. Cependant, des études montrent que la thématique de l’alimentation ressort auprès de ces publics : le handicap et le vécu en lien avec ce handicap peuvent altérer des habitudes alimentaires variées et équilibrées.
Les politiques publiques se sont saisies de cette problématique, la mesure 4 du PNNS vise à "Prévenir et prendre en charge les troubles nutritionnels des populations en situation de handicap". Dans son constat, le PNNS pointe le fait que les situations de grand handicap, d’origine mentale, neurologique, neuro-traumatologique ou traumatique, conduisent à une grande vulnérabilité nutritionnelle, renforcée par l’accroissement des inégalités et l’appauvrissement social résultant d’un handicap dans notre société. Les risques sont accrus pour ces publics sur :

  • Dénutrition, de surcharge pondérale.
  • Diminution de l’autonomie et la qualité de vie
  • Risque d’augmentation de la morbi-mortalité.

En tant qu’acteur de santé et pour accompagner au mieux ces publics, le PNNS a fixé la mesure suivante "Développer les actions de dépistage, prévention, surveillance de l’état nutritionnel pour les personnes en situation de handicap". Pour cela, il est au préalable nécessaire dans sa pratique, et peu importe le type de handicap de:

  • Réaliser une analyse des besoins des publics.
  • Comprendre les freins et les difficultés spécifiques aux actions de dépistage et de prévention.

Des éléments de compréhension existent déjà :

Le handicap psychique

D’après une étude publiée par l’Inpes, les personnes vivant avec un handicap psychique ont un risque de surpoids élevé avec des conséquences comme le diabète, la fragilisation de l’estime de soi, etc. Ces risques se retrouvent principalement en raison des effets secondaires des traitements médicamenteux. La situation de handicap, mais aussi les faibles ressources financières ou l’isolement, souvent rencontrés par ces publics, peuvent également altérer les capacités d’autonomie et de gestion de l’alimentation.
Les personnes souffrant de troubles psychiques ont un risque de mortalité plus élevé que la population générale avec la prévalence de maladies associées comme le diabète ou l’obésité.

Le polyhandicap ou handicap lourd

Le réseau Lucioles a développé des guides de bonnes pratiques sur les troubles de l’alimentation liés à un handicap mental sévère.

Les actions auprès de ces publics sont également soutenues par le Plan Obésité, la Haute Autorité de Santé.







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