Le surpoids et l’obésité sont des problématiques prégnantes dans nos sociétés

En 2012, en France, 32.3% des adultes de plus de 18 ans présentaient un surpoids et 15% une obésité (étude Obépi 2012) ; taux en progression régulière (Haute Autorité de Santé, 2011).
En ce qui concerne les enfants, une stabilisation de l’évolution s’est opérée depuis 2000. En, 2006  les enfants entre 3 et 17 ans présentaient des  taux de 14,3% de surpoids et 3,5% d’obésité (étude ENNS).

Le surpoids et l’obésité sont définis à partir de l’Indice de Masse Corporelle (IMC).
Cet indice est calculé ainsi : IMC = Poids (en Kg) / Taille (en m) xTaille (en m).

Catégorie    IMC
Insuffisance pondérale    ≤ 1,5
Valeur de référence    18,5 – 24,9
Surpoids    25,0 – 29,9
Obésité    ≥ 30
Obésité modérée (Grade I)    30,0 – 34,9
Obésité sévère (Grade II)    35,0 – 39,9
Obésité massive, morbide (Grade III)    ≥ 40


Des outils sont disponibles pour suivre l'évolution de l'IMC chez l'adulte et de l'IMC chez l'enfant. Chez l’enfant, le suivi de l’évolution de la courbe d’IMC permet de dépister précocement une augmentation pondérale au-delà de celle en lien avec la croissance compris entre 18,5 - 24,9 comme indiqué en pages 79 et 80 du Carnet de Santé.

Les courbes de corpulence des garçons et des filles permet de rapporter la valeur de l'IMC de l'enfant dans la courbe et permet d'évaluer son état nutritionnel en fonction de son âge et de son sexe.

Le Plan National Nutrition Santé fournit un cadre de référence pour les actions d’amélioration de la pratique d’activité physique par la population française et ce quel que soit son âge. Il est complété depuis 2010 par le Plan Obésité 2010-2013.

L’augmentation de l’activité physique régulière est un des axes prioritaire de ces plans, ainsi que la diminution des comportements sédentaires. Le rôle bénéfique de la pratique d’une activité physique régulière modérée n’est plus à démontrer pour les populations en surpoids ou obèses, ainsi que pour les populations sédentaires de poids normal.

Ainsi, la pratique d’APS permet-elle de :

  • Limiter l’apparition d’un surpoids si elle est pratiquée dès l’enfance
  • Contrôler de la surcharge pondérale lorsque celle-ci s’est installée
  • Conserver la perte de poids éventuellement obtenue
  • Modifier la composition corporelle (diminution de la masse grasse et augmentation de la masse maigre)
  • Participer à la régulation des autres facteurs de risque cardio-vasculaire ( diabète, hypercholestérolémie, hypertension artérielle…)
  • Améliorer l’estime de soi
  • Améliorer la tolérance à l’effort
  • Favoriser le lien social

L’objectif premier de la pratique régulière d’APS pour les sujets en surpoids ou obèses n’est donc pas la perte de poids mais bien l’amélioration de l’état de santé global (santé physique, psychologique et sociale).
Selon le degré de surcharge pondérale ou d’obésité et les antécédents médicaux des sujets, cette pratique d’activité physique peut nécessiter une adaptation (intensité, rythme, matériel…) ; mais il existe très peu de contre indication absolue à la pratique pour les personnes en surpoids ou obèses.






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