Quelles influences pour les pratiques d'APS ? Comprendre les pratiques.

Malgré la diffusion des recommandations, la pratique d’APS reste globalement insuffisante pour permettre des bénéfices pour la santé. Pour tenter de comprendre ces pratiques insuffisantes, il faut être conscient que celles-ci sont ancrées dans un environnement à la fois physique, social et culturel.

Ces pratiques sont à la fois influencées par des variables psychosociales et environnementales, en tant que professionnel, il est important de savoir les identifier, identifier les facteurs sur lesquels il est possible d’agir ainsi que de reprérer et mobiliser  des leviers d’action :

  • Facteurs liés à l’environnement physique
  • Facteurs liés à l’environnement social
  • Déterminants intra-personnels

Impact de l’environnement physique
Même si il est nécessaire de chercher à agir auprès des individus, il faut également agir sur les milieux. De nombreux éléments sont à prendre en compte :

  • Infrastructures à disposition.
  • Transports existants et accessibles pour se rendre aux infrastructures.
  • Infrastructures sécurisées et entretenues.
  • Infrastructures qui proposent des activités qui ont une interaction dynamique avec l’environnement socioculturel.

Impact de l’environnement social
L’environnement social d’un individu peut grandement influencer ses pratiques, ainsi on est plus enclin à pratiquer une APS quand les personnes de notre entourage en pratiquent. Au-delà du cercle plus restreint de ses proches, on est également plus enclin à pratiquer une activité lorsqu’on évolue dans un environnement socialement actif (quartier, travail, etc.).
Une mise à la pratique peut également être favorisée par le soutien social que l’on peut recevoir qui renforce la perception de nos compétences et notre motivation.

Ces environnements peuvent avoir un rôle facilitateur des pratiques :il est donc nécessaire dans toute action de promotion des APS comme facteur de santé de les prendre en compte, et dans la mesure du possible de les rendre facilitateurs de la pratique.
Au-delà des capacités et limites personnelles physiques qui peuvent influencer l’adoption ou le maintien d’APS, d’autres éléments, propres à l’individu, sont à prendre en compte :

Les déterminants intra-personnels
Ils peuvent relever de croyances, d'opinions, ou encore de l'auto- perception. Il est important de savoir entendre ces croyances telles que « je suis trop âgé pour commencer une nouvelle activité » afin de pouvoir agir dessus avec l’individu.
L’impact des représentations est également très lourd. Il a été montré que les personnes de plus de 65 ans ne différencient pas la pratique sportive de l’activité physique et que celle-ci est associée à l’effort et à la douleur. Ou encore, certains sports et pratiques sont dits « masculin » ou « féminin » et empêchent un engagement malgré une motivation.





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