Les maladies chroniques

La pratique d’une Activité Physique et Sportive (APS) de façon régulière et modérée est bénéfique pour l’ensemble la population, y compris pour les sujets porteurs de maladie chronique. L’expertise collective de l’INSERM « Activité Physique et Santé » a fait le point sur l’état des connaissances scientifiques en 2008. Elle confirme l’intérêt des APS dans la prévention et la prise en charge des pathologies chroniques non transmissibles telles que le diabète, l’hypertension artérielle …
Les sujets porteurs de maladies chroniques peuvent donc tirer des bénéfices pour leur santé de la pratique d’une activité physique et sportive régulière et modérée. Ces bénéficies porteront tant sur la santé physique que sur le bien-être psychologique et social.
Pour un certain nombre de pathologies (comme par exemple le diabète de type 2, la broncho-pneumopathie obstructive, maladies cardio-vasculaires…), les APS sont même proposées comme partie intégrante du traitement, en tant que thérapeutique non médicamenteuse.

Ainsi la pratique d’APS permettra-t-elle notamment :

  • De contribuer à la prévention et dans certains cas à la prise en charge des maladies cardio-vasculaires ;
  • D’améliorer le contrôle de la glycémie dans le diabète de type 2 ;
  • D’améliorer le contrôle des chiffres de la tension (notamment sur la pression artérielle systolique) dans l’hypertension artérielle;
  • etc …

La Haute Autorité de Santé a d’ailleurs préconisé la pratique régulière d’APS dans un certain nombre de ces pathologies, notamment dans la prise en charge de diabète type2

Le Plan National pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques 2007-2011 comportait d’ailleurs des expériences concernant la pratique d’activité physique chez des sujets porteurs de maladies chroniques . Ces projets, qui se multiplient, impliquent plusieurs partenaires institutionnels ou autres. Il peuvent être portés par le mouvement sportif, les services de santé, les réseaux de santé…

Concernant les pathologies cancéreuses, il a été démontré que la pratique régulière d’une APS d’intensité modérée participait à la prévention de certains types de cancer comme le cancer du colon et le cancer du sein. Cet effet bénéfique pourrait également être retrouvé pour les cancers dans lesquels le surpoids et l’obésité sont impliqués.

La pratique d’APS est d’ailleurs préconisée dans le plan Cancer (2014-2019)

+ pour aller plus loin
SFNS : Diabète, nutrition et APS






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